sexe et émotions


Indicible sexe 3

Il flotte du bonheur, doux et intense. Je n’ai pas envie d’écrire ce qui s’est passé. Les mots, je les trouverai à coup sûr car tant de fois j’ai dévoilé l’indicible sexe. Je veux profiter de l’instant présent, de nos instants présents. Et, déjà, j’en ai trop dit. Silence et sourire. Je voudrais dire qu’il ne faut pas avoir peur. Mais ce n’est qu’une tentative pour saisir. Je voudrais crier qu’il faut lâcher-prise mais ce n’est qu’une injonction. Être. Silence et émoi. La patronne m’a raconté sa vie. Elle avait préparé un petit-déjeuner pour des amoureux. Comme dans la chanson. Elle s’est excusée dix fois pour hier soir. Mais ce […]


Timide ode 1

Escalier ou ascenseur, les deux ont leurs charmes érotiques. Escalier, ai-je dit. Il est beau, a-t-il répondu. Il est  dentelles blanches sous mes talons noirs. Je remonte le pan de ma longue robe ondulante, pour gravir l’inconnu. Explorons. Un long corps svelte, un regard droit et lucide, des yeux souriants et timides, que faire ? Tentures beiges, poutre châtaigne, lit blanc, fraises sur table, chemise foncée. Il fallait bien trois philosophies avant d’attaquer les mets précieux. Pourquoi de la veille au lendemain, l’effrontée se transforme en jeune première intimidé ? Personne ne sait comment le plomb se transforme en or précieux. Personne ne possède la formule pour transformer une robe […]


Clochette câblée 8

C’est un elfe, c’est mon elfe encore, c’est faux, mais c’est un autre. Il revient la bonne étoile, il revient sous des formes éphémères, il revient toujours aux doigts de fée, la fée du foyer, gender fuck aussi. Toi mon sein ne t’emballe pas, s’il te plait reste terre, s’il te plait ne décolle pas du sol, ne me suspends pas aux polyphonies des corps ni aux polysémies de tes sens. Garde-moi au sol. Garde-moi au sol ou soulève-moi à peine pour soulager ma folie. Je veux m’arracher à cela, je veux m’arracher du cosmos, je m’arracher mais je suis liée pied et point aux elfes des contrés, à l’idée […]


Immortelles amours 1

Je ne sais pas l’amour qui distille les pétales violets des immortelles séchées, qui se conjugue à trois, et l’autre encore dans la chambre rouge. Je ne sais pas. Et c’est quand l’amour, et c’est quand la passion. Et encore j’ai failli crier «je t’adore» à coup sexe arraché, or dans ma gorge l’intrigue sage s’est coincée. Adorer, ce n’est pas aimer. Qu’est-ce que c’est ? Assis face à face, je devine sans piper mot. J’écoute les interstices de ton cœur qui bat la mesure pianissimo. J’éteins mon sein puisque ce n’est pas de l’amour. C’est autre chose. C’est un truc, un drôle de truc. Mon cœur dans la ruelle, […]