sexe et émotions


Crush trop

Mes hanches aux tiennes dansent. Rap mon corps, rap sur planche. T’es baskets sur sol, t’es mots du sexe, t’es judo claqué au sol, t’es seins sur les miens, t’es sueur contre peau. Les baskets glissent un pas après l’autre. Fascination. J’suis là, dans le public, pire qu’un mec cis, incapable de matter ton travail. Tes cheveux courts, ta nuque, ta voix, tes mots. Ma tête est raisonnable. Ce n’est pas parce que tu parles de cul que tu es ouverte à n’importe qui et n’importe quoi. Tu n’es pas seul.e sur scène. Elles parlent de sexualité aussi. Elles sont douées aussi. Elles disent le désir avec force. Le non […]


Cœur à pine 2

  Je voudrais te dire un truc que je ne sais pas dire, un truc ouffissime , un truc qui me fait dérailler le ciboulot. Mais, voilà, les mots me clouent le bec. Je suis au sol à chaque que j’y pense. Je suis au bout de ma vie à rester dans le silence. J’avoue, je te kiffe. J’avoue je te reluque avec envie. J’avoue encore que j’ai le cœur en chou-fleur quand je m’arrache le dimanche soir. Je voudrais que ça passe crème entre nous. T’inquiète bébé, on s’ra bien même si on se dit les mots en jachère. J’aimerai te conter fleurette avant que tu ne visites la […]


Si occitant 4

Bien sûr que tu me manques, ta peau me manque, ton rire me manque, tes mains dans mes cheveux me manquent, tes lèvres sur les miennes sont absentes. Mais je n’ai pas mal. Bien sûr que la nuit me ramène ta tête écrasée contre le carrelage de la douche blanche, tandis que tes ongles noirs s’abandonnent. Bien sûr que mon sexe s’émeut encore de mon doigt dans tes entrailles, de tes râles et de mes reins qui s’agitent. Et mon cerveau bandait pour toi, de ce sexe érigé que je n’ai point. Je te possédais. Bien sûr que les draps murmurent au monde que tu découvris la cuillère tout contre […]


Dixit

Sur la carte à jouer, un escalier rouge grimpe. Dès que je vous ai aperçu, monsieur, mon sexe s’est approfondi. Vous portiez un pull marron, un peu élimé, un pantalon de velours beige et des chaussures de marche. Sur un coin de table, vous déposez une polaire bleu marine, et mon sexe imagine le vôtre nu comme un ver, brillant à bout, rosée du matin à recueillir. Je ne voulais pas vous déranger avec mon œil si poli qu’il en est malhonnête, alors j’ai évité le vôtre, marron sous une châtaigneraie. Nous avons échangé deux mots au bar. La serveuse est si jolie que mes entrailles fondent son sourire mais […]