Émoi


Elle est belle

Elle est belle. De l’autre bout de la rue, j’ai vu son rouge, celui de ses lèvres, celui de son foulard. Je m’assois à leur table. Elle est loin de moi. Belle du jour qu’elle a traversé, le rouge un peu effacé, de la lèvre au doigt, une cigarette. Fascinant. Elle est suffisamment éloigné de moi pour que je puisse la regarder tranquillement et l’écouter. Ses yeux s’illuminent dès qu’ils  parlent à son amoureux. Elle est belle, altière et blonde. Son cou dégagé me murmure de jolies images. Ses yeux sont colorés et sa bouche est intelligente. Libre et bonne élève à la fois, elle danse quand elle marche. Je […]


Trip 2

Ce sont des voyages dont nul ne sait quand ils commencent. Ils prennent source dans les sourires. Ils sont volutes entre deux mots, vent dans les caves, pierre sous rivières, feuilles de métal souple, traces dans la chair, morsures vertes. Ils sont des oiseaux dansant sur un tissus rouge qui glisse sous des fesses larges. Nul ne sait quand on en revient. J’ai vu l’homme arracher le tissus imprimé des reins de l’autre fille. D’une main sûre, il l’a fait volé. Elle avait les mains liées, les cheveux libres et les seins pointus. Elle se tortillait comme une carpe prise dans un filet. Elle se glissait dans le jeu aussi […]


Fauve et noir 3

Féline en pot, immobile chasseuse sous l’arbre des tropiques, elle est miniature dans un appartement. Ses seins s’épanouissent lorsqu’elle enlève son débardeur noir. Quelque chose me chatouille la narine, obsédante sensation, délivrance impossible. Quand j’ai pu parler, la féline m’a gratté le nez de ses ongles. Oh l’intense plaisir ! Félin gris ramène sa proie, il est jaloux, dirait-on. Pauvre oiseaux capturé, pauvre ingénu, la féline lui défend d’attraper les innocents. Elle balaye les plumes, à demi-nue, tandis que mes pieds attendent au sol. Sous la ceinture bleue, je plonge, innocente capture. Il y avait cet homme dans le train qui a fini sa course dans la malle d’une voiture. […]


Seins à fleur de coton

A moitié nue, dans une transparence jaune, je reprends terre, mes seins à fleur de coton. Les muses énergiques nous ont déjà saisis, jetés en l’air, écroulés sur le tapis de lune. A genoux, je contemplais mon âme devenir chose, les mains croisées telle une jument au manège. Il emmenait mon sexe quelque part, sans effraction. Puis, je me frottais, petite chatte, contre son genou puissant. Partie, je suis partie si vite entre ses mains. Son corps ne me lâchait pas d’un doigt. Son odeur m’enivrait. On pourrait croire que c’est du sexe. A moitié nue, je reviens de là-bas où le sol disparait, où le sang monte à la […]