Émoi


D’aigre à doux

A force d’être entre deux chaises, mon cul s’élargit. Il faut tenir la chèvre et la bite, le choux et la chatte et y plonger les doigts profonds. Il s’agrandit à en pleurer les soirs de revenants. Au sommet de la mer, je pensais à tous les culs visités et aux vierges en pleurs. Combien de stations s’égrèneneront  sur mon chemin de croix ? Au sommet du monde bleu, la douceur virevolte dans l’air salé. Pourquoi les gabians me ramènent des coquelicots fanés ? Nos chaussures posées sur le mur de pierre, nous rendent invincibles au temps qui trépasse un jour une heure trop vite. De l’autre côté de la […]


Se mêle dans mon âme 2

[       …….         ……..      ] Aucune chatte ne sait qu’une couette se déplie avant de s’y abandonner. Celle-ci veut en être. Elle comprend que la chaleur se partage, là sur la couette chiffonnée. Elle désire de la compagnie tandis que mon corps se glisse vers le bas des dunes plates. Mes pieds dépassent à bas-bord et la terre ferme se refuse à moi. Ma bouche descends vers le chemin côtier. Mes mains naviguent à la quête du rivage apprivoisé. Une crique chaude m’y attend. De la langue, je marque la page du cahier de bord. [      …    …   …    …   ]                                         ] Comme […]


Cap

Ses lèvres baisent mon poignet où  la mer se noue à plat. Élégance du cœur.  La vie est à portée de bouche au-delà des origines. D’autres caps au loin, comme autant de grands vents sur les îles. L’histoire s’apaise sans en rien savoir. J’ai basculé en sa peau, terre promise sans promesses. Vague de draps bleus Devant les draps propres, j’ai ressenti le vide. Dans l’espace, il a semé des traces dont la présence signale son absence. Au dessus des tubes de métal, une serviette blanche pliée en quatre, susurre l’eau qui couru sur son corps. Même le rouleau neuf de papier toilette raconte qu’il est venu et qu’il a […]


Dixit

Sur la carte à jouer, un escalier rouge grimpe. Dès que je vous ai aperçu, monsieur, mon sexe s’est approfondi. Vous portiez un pull marron, un peu élimé, un pantalon de velours beige et des chaussures de marche. Sur un coin de table, vous déposez une polaire bleu marine, et mon sexe imagine le vôtre nu comme un ver, brillant à bout, rosée du matin à recueillir. Je ne voulais pas vous déranger avec mon œil si poli qu’il en est malhonnête, alors j’ai évité le vôtre, marron sous une châtaigneraie. Nous avons échangé deux mots au bar. La serveuse est si jolie que mes entrailles fondent son sourire mais […]