féminisme


Alors que j’essayais d’être quelqu’un de bien 4

Certains romans arrivent dans notre vie au moment opportun, comme s’ils venaient nous dire ce que nous pressentons.  Deux livres aux couvertures mates et roses se sont engouffrés entre mes doigts ces derniers jours. L’un est un cadeau, l’autre est une découverte spontanée. Le premier est un livre de Frédéric Lenoir. Je ne m’attarderai pas sur cet objet. Le développement personnel sous forme de morale déguisée en roman n’est pas ma came. Je n’aime qu’on me dise ce que je dois penser même sous la forme de contes ancestraux et de syncrétisme religieux. Fin du game. Le deuxième est arrivé dans mon sac suite à une grosse déception. J’étais venue […]


Être verni 1

J’aime quand tu viens en jupe. J’aime quand tu as les pieds vernis et quand tu portes des talons. J’aime quand tu portes du rouge. Viens sans culotte. Je me moquerai de tes ongles gris. Marie ! Enfin, tes ongles ! J’aime quand tu portes des bas. Érotisation à sens unique, érotisme appris dans les paquets de lessive. Haha, tu as souvent les ongles sales, non mais je dis ça pour rire. Haha ! Aujourd’hui, le sang coulera sur le drap blanc. Entre les plis de mes fesses si rondes et si sensuelles, objet de tous tes désirs. Le rouge suintera entre mes poils frisés et bruns. Seule, heureuse. Les […]


Chatte de gouttière 1

Chatte je suis, chatte je reste monsieur. C’est ma nature. Contre votre sexe, je ronronne. Passez votre main dans mes cheveux, et vous me verrez m’allonger de plaisir. Tous les jours, je rentre à la maison, n’espérez pas savoir quand ni où. Un chat n’est pas un chien pas plus que les chiens ne font les chattes. A votre queue gonflée, je caresse la tête sans me faire prier. Alanguie entre vos cuisses, je contemple le plafond. Ma chatte libre se repait de vous. Vous êtes fier de cet animal gémissant sans crainte sous vos gammes. Jouons aujourd’hui. Demain, je sortirai les griffes pour plaisanter, pour arracher votre dos de […]


Les mères te mènent en voiture 2

Clac. Le bruit familier de la portière me fait sursauter. C’est un jour comme tous les autres, aujourd’hui je m’enfuis loin, sans but, sans rien, je m’enfuis enfin. Ou encore. Chaque matin, ils croient tous que je pars travailler dans cette voiture beige. Mais tous les matins, je me sauve loin de la meute assoiffée de mon sang. Ils se nourrissent de ma vie depuis le premier jour où ils sont se sont nichés dans mes côtes. Ils ont commencés par prendre mes vitamines, puis mon temps d’éveil, puis l’intervalle entre la portière et le mur, jusqu’à  engloutir l’espace qui séparait mon ventre du volant. Puis, ils sont sortis ensanglantés […]