Critique littéraire


Le boucher- L’Amant 2

Certains livres m’absorbent aussi surement qu’un amant irradiant de désir. Ils m’emplissent avec autant de puissance qu’un sexe amoureux au fond des entrailles. Le monde s’enfuit alors, tout en se faisant plus présent encore. Les sens sont décuplés, les émois ont la bride sur le cou et la jouissance est à fleur de pages. C’est dans «Le Boucher» d’Alina Reyes que L’Expérience littéraire dépassa toutes mes espérances. Au fil des pages,  je lisais la chair et les étals, la sueur et la graisse. J’étais dégouté. Il n’y rien que je hais tant que les vitrines des bouchers. J’en ai des hauts le corps. Pourtant, je voyais les clients du magasin, […]


Le grand sommeil. Comme neige

  Ces derniers temps, j’ai eu la chance de pouvoir finir deux livres dont je vais vous faire la chronique à ma façon, comme d’habitude. Ils n’ont rien avoir entre eux, à part le seul fait que je les ai lu, l’un après l’autre. Ainsi va le hasard des découvertes littéraires. Le premier est un polard de Raymond Chandler, au doux titre de  » Le grand sommeil » paru en 1939. Un peu déroutée, au départ, par le style à l’ancienne et très descriptive du premier chapitre, je me laisse prendre peu à peu dans l’histoire alambiquée. C’est que l’humour noir y est excellent. Puis, une fille nue sur un fauteuil […]


Celle que vous croyez 4

J’ai fini « Celle que vous croyez » de Camille Laurens. Je n’ai rien compris, c’est normal. Ou je suis folle. Ou je suis celle que vous croyez. C’est par ce tweet que j’ai résumé mon sentiment à la fin de la lecture de ce chouette bouquin. D’ailleurs, toute cette histoire a commencé par un DM (NDRL: message privé entre deux utilisateurs de la plateforme de mircro blogging twitter. Il existe aussi des DM groupé, sur le même principe qu’une confcall, le son et l’image en moins. Une confcall, c’est… mais je m’égare dans cette parenthèse). Dans un DM, où nous causons littérature, (d’aucun pense que les DM servent à s’envoyer des […]


Pas dans le cul aujourd’hui 8

Si je prends mon clavier, cher lecteur, alors qu’à cette heure-ci, je devrais prendre une casserole pour nourrir une famille, si je t’écris après avoir mordu dans un mauvais abricot que j’ai mal choisi au marché (j’avais bien vu, sur l’étal, que ces abricots étaient de couleur commerciale, et, ma bouche vient de confirmer ce que l’œil pressentait : ils sont aussi insipides qu’une chatte décapée au produit d’hygiène féminine. Pourquoi donc, n’ai-je pas écouté les informations que donnaient mon œil ? Pourquoi, ne fais-je pas confiance à mes sensations ? Peut-être parce qu’on nous apprend à nous en défier comme, si ces sensations n’étaient que des appels à la […]