Critique littéraire


Alors que j’essayais d’être quelqu’un de bien 4

Certains romans arrivent dans notre vie au moment opportun, comme s’ils venaient nous dire ce que nous pressentons.  Deux livres aux couvertures mates et roses se sont engouffrés entre mes doigts ces derniers jours. L’un est un cadeau, l’autre est une découverte spontanée. Le premier est un livre de Frédéric Lenoir. Je ne m’attarderai pas sur cet objet. Le développement personnel sous forme de morale déguisée en roman n’est pas ma came. Je n’aime qu’on me dise ce que je dois penser même sous la forme de contes ancestraux et de syncrétisme religieux. Fin du game. Le deuxième est arrivé dans mon sac suite à une grosse déception. J’étais venue […]


La femme brouillon- Insectes 3

Ma tante disait que les dragées se dégustent soit par deux, soit pas du tout. Elle était gourmande et généreuse. Est-ce pour cela que je vous présente toujours les livres deux par deux ? Est-ce que cet adage s’applique aussi aux hommes ? Puisque je suis dans la rubrique littéraire, je serais tentée de prendre exemple sur Marguerite Duras pour répondre à cette dernière question. Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter deux livres qui traitent du même thème, celui de la maternité :  « La femme brouillon » d’Amandine Dhée et « Insecte » de Claire Castillon. Depuis la découverte de « Pas dans le cul aujourd’hui » me voilà abonnée à la […]


L’homme qui habilla Lucky Luke en rose 4

Lucky Luke en rose ? koi que sé ? Vous trouverez dans ce drôle de billet des observations sur les couleurs de la BD « L’homme qui tua Lucky Luke » de Matthieu Bonhomme. Et vous n’y trouverez rien d’autres car ce n’est pas vraiment mon talent de faire dans la déconstruction méthodique ni de faire dans la méthode tout court (d’ailleurs pour faire je vais plutôt aux toilettes. Non je n’ai pas honte. Au fait, vous dites WC, water, ou toilettes, vous ?). Donc, je ne suis pas spécialiste de BD,  de western ni de scénarios. J’ai juste lu, relu et rererelu les quelques Lucky Luke qui trainaient dans la maison […]


Chanson douce. Leila Slimani 5

Pour Noël, de nombreuses étrangetés sont venues s’emmêler au guirlandes de ma vie. J’ai même brisé un tabou. Tout a commencé, il y a quelques mois où j’ai cru soigner mon addiction aux livres. Plus précisément, la pile de livres non lu s’est mise à crier fort qu’il ne fallait pas acheter plus gros yeux que gros temps de lecture. Et j’ai écouté la pile, sans même m’apercevoir que la pile se consumait, prise à son propre son. Je gardais en moi l’écho de ce cri déchirant, injonction à ne pas faire de provisions. Je n’achetais plus rien. Comme une promesse d’alcoolique. Comme une thérapie d’anorexique. On ne guérit jamais. […]