Culture


Orpheline de Arnaud Des Pallières et Christelle Berthevas 2

Sa peau blanche apaisée, son pied, son mollet où fleuri un léger bleu presque jaune, son genou, sa cuisse, un genoux épais et poilu au-dessus de sa hanche. Douceur. Ses seins écrasés sur le matelas. La lumière se faufile entre la pénombre de la chambre. La tiédeur de la soirée d’été se devine. La main masculine cache son visage. Quiétude de l’instant, torpeur après l’amour. Soudain, on frappe à la porte de l’appartement. Elle lui demande d’y aller. Il ne bouge pas. Sa peau crisse sur le drap. Elle passe la porte de la chambre, finissant de nouer sa robe légère et quotidienne. Les coups sourds se répètent, insistant. Elle […]


La femme brouillon- Insectes 3

Ma tante disait que les dragées se dégustent soit par deux, soit pas du tout. Elle était gourmande et généreuse. Est-ce pour cela que je vous présente toujours les livres deux par deux ? Est-ce que cet adage s’applique aussi aux hommes ? Puisque je suis dans la rubrique littéraire, je serais tentée de prendre exemple sur Marguerite Duras pour répondre à cette dernière question. Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter deux livres qui traitent du même thème, celui de la maternité :  « La femme brouillon » d’Amandine Dhée et « Insecte » de Claire Castillon. Depuis la découverte de « Pas dans le cul aujourd’hui » me voilà abonnée à la […]


L’homme qui habilla Lucky Luke en rose 4

Lucky Luke en rose ? koi que sé ? Vous trouverez dans ce drôle de billet des observations sur les couleurs de la BD « L’homme qui tua Lucky Luke » de Matthieu Bonhomme. Et vous n’y trouverez rien d’autres car ce n’est pas vraiment mon talent de faire dans la déconstruction méthodique ni de faire dans la méthode tout court (d’ailleurs pour faire je vais plutôt aux toilettes. Non je n’ai pas honte. Au fait, vous dites WC, water, ou toilettes, vous ?). Donc, je ne suis pas spécialiste de BD,  de western ni de scénarios. J’ai juste lu, relu et rererelu les quelques Lucky Luke qui trainaient dans la maison […]


L’extérieur est à l’extérieur de soi 3

Infusion feu de bois, cannelle comprise. Comment choisir du thé ? Au nez, ou à l’imaginaire. C’est l’hiver à l’extérieur de nous, et en nous un peu aussi. A demi-mot. Revenue dans votre intérieur, je m’assois dans la cuisine, habillée cette fois. Vous avez même fait des gâteaux aux noix et au chocolat. Ou aux noisettes, les souvenirs se brouillent toujours. Je vous donne le bonjour de l’homme, de celui qui m’avait fait pénétrer ici où nous nous sommes croisés. L’extérieur n’est pas à l’intérieur de soi. C’est faux. C’est un sourire trouble et poli, timide et bandé qui vient de l’intérieur. J’ai vu vos lèvres qui à peine se […]