Culture


Alors que j’essayais d’être quelqu’un de bien 4

Certains romans arrivent dans notre vie au moment opportun, comme s’ils venaient nous dire ce que nous pressentons.  Deux livres aux couvertures mates et roses ce sont engouffrés entre mes doigts ces derniers jours. L’un est un cadeau, l’autre est une découverte spontanée. Le premier est un livre de Frédéric Lenoir. Je ne m’attarderai pas sur cet objet. Le développement personnel sous forme de morale déguisée en roman n’est pas ma came. Je n’aime qu’on me dise ce que je dois penser même sous la forme de contes ancestraux et de syncrétisme religieux. Fin du game. Le deuxième est arrivé dans mon sac suite à une grosse déception. J’étais venue […]


Être verni 1

J’aime quand tu viens en jupe. J’aime quand tu as les pieds vernis et quand tu portes des talons. J’aime quand tu portes du rouge. Viens sans culotte. Je me moquerai de tes ongles gris. Marie ! Enfin, tes ongles ! J’aime quand tu portes des bas. Érotisation à sens unique, érotisme appris dans les paquets de lessive. Haha, tu as souvent les ongles sales, non mais je dis ça pour rire. Haha ! Aujourd’hui, le sang coulera sur le drap blanc. Entre les plis de mes fesses si rondes et si sensuelles, objet de tous tes désirs. Le rouge suintera entre mes poils frisés et bruns. Seule, heureuse. Les […]


Suzanne

Derrière le mur, sous les arbres, je prenais mon bain, nue sous la bise. Je posais mes pieds dans l’eau fraiche, c’est mon oasis en mon sein. Il faisait beau. La vie était simple. Chaque goutte d’eau était autant de liberté. Un sourire était sur mes yeux. J’étais au monde sans rien lui demander. J’étais nature sans vigne vierge, rouge d’automne, ondulée des âges. L’air sur ma bouche se faisait instinct. Je communiais avec l’atmosphère. Éternel présent. Là derrière, les hommes regardaient. Ils auraient pu contempler le trou de la serrure. Ils auraient pus être au présent sans voile. Ils auraient pu respirer l’air et la chair et la chance. […]


Orpheline de Arnaud Des Pallières et Christelle Berthevas 2

Sa peau blanche apaisée, son pied, son mollet où fleuri un léger bleu presque jaune, son genou, sa cuisse, un genoux épais et poilu au-dessus de sa hanche. Douceur. Ses seins écrasés sur le matelas. La lumière se faufile entre la pénombre de la chambre. La tiédeur de la soirée d’été se devine. La main masculine cache son visage. Quiétude de l’instant, torpeur après l’amour. Soudain, on frappe à la porte de l’appartement. Elle lui demande d’y aller. Il ne bouge pas. Sa peau crisse sur le drap. Elle passe la porte de la chambre, finissant de nouer sa robe légère et quotidienne. Les coups sourds se répètent, insistant. Elle […]