cordes


Tire la barbichette

Son regard sous mon corps, son regard contemple, profite, surveille, soutient, prend. Marron profond. Tire la barbichette et la chevillette jouira. Cheveux en flou artistique. J’ai les ai plus court que lui. Je referme les yeux. Les autres sont autour. Je ne veux pas les regarder pour tenir ma bulle. Je sais qu’ils sont là. un couple flou. Des orteils vernis rouges. Des chaussettes blanches. Des pieds novices.  Je suis fière. Laisse-toi faire. C’est comme en danse, je veux aider mon partenaire, je veux être actrice et pas celle qui suit le mouvement. J’ai appris à danser  le rock entre filles, et j’ai toujours préféré être la  meneuse. J’apprends qu’on […]


Trip 2

Ce sont des voyages dont nul ne sait quand ils commencent. Ils prennent source dans les sourires. Ils sont volutes entre deux mots, vent dans les caves, pierre sous rivières, feuilles de métal souple, traces dans la chair, morsures vertes. Ils sont des oiseaux dansant sur un tissus rouge qui glisse sous des fesses larges. Nul ne sait quand on en revient. J’ai vu l’homme arracher le tissus imprimé des reins de l’autre fille. D’une main sûre, il l’a fait volé. Elle avait les mains liées, les cheveux libres et les seins pointus. Elle se tortillait comme une carpe prise dans un filet. Elle se glissait dans le jeu aussi […]


Salamandre 7

De peaux en peaux, la bouche s’éveille, mes seins bondissent de joie retrouvée. Point d’amour à l’horizon ! A l’aisselle perle l’ardeur et ses lèvres au goût d’intime se confondent avec les miennes. Sur mes orteils, sa bouche puissante. Souvenirs. Il mordille mes pieds. J’aime le sexe, tu sais et mes ongles sont bleus nuit. D’eau et de feu, la salamandre se repait avec gourmandise. Elle avale la chair lente et intense. Soudain au bout de mon pied, jaillit un feu inconnu. Et ce n’est pas une litote de poète. Je cherche, sans le trouver, le feu de bûches qui consume mon extrémité. Je n’ai jamais connu cette sensation alors […]


La main 1

De puissantes mains prennent possession de mes épaules, le voyage peut commencer. Je dépose le monde sur le tatami, les seins dans un débardeur noir. Toujours le même. Donner ses mains, c’est se prendre au jeu. Se taire, c’est entrer en ordre. Des pelures de jute enneigent mon caleçon noir. La tension ferme s’enroule autour des mes épaules. Tout contre son corps, je plonge. Main sur la nuque, contrainte puissante. Mains aux épaules, je suis présente. Mon corps, celui-là même qui m’encombre au quotidien, est énergie. Je suis une matière vivace qui bascule vers le sol. Je suis cuisse levée,  coup de pied entortillé. Bientôt, le sang cogne au bout […]