Ça raconte Sarah 1


 

Ça raconte la passion dévorante, la vie qui change par amour. Ça raconte les sorties d’école d’une professeure, le soleil qui bruisse entre les branches du désir. Ça raconte la chair et les soupirs.  Ça raconte la mer en Italie et les casseroles que l’on ressort de placards oubliés. Ça raconte l’emprise, et la mort aussi au détour d’un lit. Ça raconte la folie. Ça raconte Sarah.

En tournant les pages de ce livre à la couverture blanche, vous vous sentez vite en terrain connu, entre ennui et question existentielle. Elle raconte sa vie. Puis la vie se noue dans les yeux de Sarah.  Et à nouveau, elle raconte sa vie. Ce sont les trois grands temps de ce livre. Les mots de ce roman sont aussi simples que les instants du quotidien. Pourtant, ils nous embarquent, peu à peu, dans le tourbillon de Sarah. Mais qui est Sarah ? Je ne peux vous en dire davantage au risque de vous gâcher le plaisir de vous laisser entrainer au fil des chapitres. Laissez-vous enivrez par la musique. Méditez sur la maternité et ses contours normés. Savourez la sensualité des passions charnelles. Ayez peur des sentiments fous. Vivez le quotidien avec intensité. Vivez de l’intérieur l’emprise conjugale. Sautez de gares en trains. Goûtez  à la poésie. Et mourrez à la mer.

Elle se dresse au-dessus de moi, les seins nus et fiers, belle, tragiquement belle. Le temps s’étire s’arrête presque. Tout devient lent et long. Mon cœur caracole dans ma poitrine, dans mes veines, dans mes tempes.

 

Sur d’anciens rails du chantier naval, je joue à l’équilibriste. Un jour je m’étale de tout mon long, mon bras vient heurter un tas de veilles ferrailles dont un éclat m’entaille profondément. La vue du sang qui perle puis qui coule le long de mon bras me rappelle instantanément ma fille, à qui je n’ai plus pensé depuis des jours. Je me souviens de ça, du sang dans la bouche de ma fille. Le sang sur son menton, le sang au bout de ses doigts, le sang sur ses minuscules dents blanches. Le sang patouuh patouuh, elle dit.

Ps : Et merci à ma Sister de me l’avoir offert !


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