Acte III : Fantasme à la carte 16


Acte I ici, acte II

Ses pas dans l’escalier sont rapides et rythmés comme un métronome. Comme lui.
Rapide pour réduire son tract, rythmé pour garder le contrôle.
Quelques pensées fugaces aussitôt chassées : Et si elle n’est pas là ? Aura-t-elle suivi les consignes ? Sinon, que faire ? Et cette fois, l’envie de vivre le fantasme gagnera-telle ?
Il concentre son esprit sur le rythme de ses pas et les battements de son cœur.

Son excitation commence à pointer sans qu’il puisse lui opposer résistance. Les dés sont jetés. Il doit assurer.
  

La porte est entrouverte laissant supposer sa présence.
Instinctivement, il reprend son souffle.
Oui, elle y est. Assise, les yeux bandés, les jambes légèrement écartées. Encore pudique.
Son regard court du décolleté encore sage, aux bas entrevus sous la jupe.
Tiens, les escarpins sont rouges. Il avait dit noirs. Très classe cependant.
Il ferme la porte, pose la carte sur le bureau.
Il s’approche, prend sa main et la fait lever d’un geste.
Il la retourne, sans un mot, explore, vérifie. Check OK.
Sentir ces seins dressés et cette chatte libre, le fait bander un peu plus encore. Il se colle à ses fesses pour qu’elle le sente.Il s’enhardit de son parfum. Ses mains courent, sentant le frémissement d’elle.
« Hum, les chaussures rouges, c’était pas prévu »
Elle trésaille. Une voix douce, ferme, réprobatrice dans les oreilles, ça marche toujours. Il le sait.
Elle commence à gémir sous un doigt  conquérant.
« Silence » lui intime-t-il.
Il la pousse au bord du lit. La main sur la nuque, il la contraint à lui présenter sa croupe. Voilà, c’est ça, elle a compris : la croupe offerte, les coudes sur le lit, le dos droit. Il relève sa jupe et caresse, excite, ces fesses à portée de vue. 
Il s’écarte.Hop, hop, les vêtements sont sur la chaise. Il la suppose frémissante, excitée, peureuse, attentive.
Il la redresse à genoux sur le lit, dégrafe les deux boutons de la blouse, pince les bouts de seins, joue des mamelons. Il sent avec délectation qu’elle domine la douleur tout en se laissant aller à ce plaisir.
 Il  passe devant elle, la tire  par la chevelure et force l’entrée de  sa bouche.
« Prends, jusqu’au bout». 
Il y plonge son sexe à sa tension presque maximale, contrôle son excitation, se délecte de la vue qui s’offre à lui, contient la femme. Il aime contrôler lui, elle, la situation. Il lui faut sans cesse être attentif aux milles signaux envoyés par son corps et par le sien. Tout son être est concentré sur ces instants. Un challenge excitant qui le tient en alerte. 
« C’est bien, tu es parfaite, continue, ouvre grand, tu es belle ainsi, » 

 Qui est le plus excité des deux ?

Il l’a pénètre. Chatte, petit trou. Joue et pénètre avec le gode amené. Il tenait à lui faire découvrir. Il tenait à ce qu’elle fut vierge de quelque chose. Il tenait à être le premier quelque part.
Il se fait lécher de partout. Situation enivrante, jouissive…
« -C’est bien, tu es belle, tu es ma chienne, tu vas jouir encore ».

 

Il la prend , la baise des trois orifices…. Elle se cambre dans un orgasme dévastateur….
Son devoir d’amant est accompli.
Ils restèrent allongés l’un à coté de l’autre, respirant et haletants, redescendant de la volupté à la réalité. Il l’embrasse :
« C’est bien, tu es bonne »
Il la libère du gode, se lève, se douche, se rhabille. Il sent encore en lui la présence des sensations, des émotions, des images…
Il a assumé. Il est fier. Il prend le temps de goûter à ces satisfactions.
Il revient.
Elle est sur le lit, ses mains, onglées de rouge, posées sur les seins, les yeux libérés, vifs, heureux.
Il l’embrasse d’un baiser possessif, brûlant encore.

Elle le retient d’une main ferme et glisse à son oreille :
« Tu as oublié quelque chose »
Surpris, il se redresse d’un air mi embarrassé, mi coquin.
Elle tâte au travers du jean un sexe encore dur.
« Tu ne peux pas partir dans cet état, tu serais incapable de marcher »
ll se lève, se retire – non, non, le jeu n’est pas prévu ainsi- va à la porte.
Sans carte, la porte ne s’ouvre pas.
« En échange de la carte, il te faudra me laisser ta liqueur blanche et chaude »

Une fois n’est pas coutume, c’est un fantasme assez commun d’ailleurs. Il répond et suit, pas à pas, le « scénario » par mon (ah non ! il n’est pas à moi) rêveur. Les deux derniers paragraphes sont mes petites idées à moi toute seule. C‘est drôle de se mettre dans la peau d’un homme. J’ai encore du taf.

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