Archives de l’année : 2019


Si occitant 1

Bien sûr que tu me manques, ta peau me manque, ton rire me manque, tes mains dans mes cheveux me manquent, tes lèvres sur les miennes sont absentes. Mais je n’ai pas mal. Bien sûr que la nuit me ramène ta tête écrasée contre le carrelage de la douche blanche, tandis que tes ongles noirs s’abandonnent. Bien sûr que mon sexe s’émeut encore de mon doigt dans tes entrailles, de tes râles et de mes reins qui s’agitent. Et mon cerveau bandait pour toi, de ce sexe érigé que je n’ai point. Je te possédais. Bien sûr que les draps murmurent au monde que tu découvris la cuillère tout contre […]


Un doigt 2

Encore une fois, invite-moi à passer le doigt au-delà de ta frontière. Entre tes jambes écartées, je m’installerai comme on s’allonge dans un transat sur la plage. Je te donnerai le temps qu’il faut pour contempler les nuages. Le long de ta cuisse, je dessinerai un mandala éphémère qu’effaceront les premières vagues de midi. J’aimerais ta peau claire dans cet instant que tu confies à mon index. Il tournera autour du pot, lentement, juste pour agacer le cercle de tes envies. Tu palpites. Peu à peu, mes seins descendront sur le matelas. J’embrasserai tes cuisses, j’embrasserai tes arrondis aux parfums de premières pluies. Tu espéreras. Le temps glissera sur les […]


D’aigre à doux

A force d’être entre deux chaises, mon cul s’élargit. Il faut tenir la chèvre et la bite, le choux et la chatte et y plonger les doigts profonds. Il s’agrandit à en pleurer les soirs de revenants. Au sommet de la mer, je pensais à tous les culs visités et aux vierges en pleurs. Combien de stations s’égrèneneront  sur mon chemin de croix ? Au sommet du monde bleu, la douceur virevolte dans l’air salé. Pourquoi les gabians me ramènent des coquelicots fanés ? Nos chaussures posées sur le mur de pierre, nous rendent invincibles au temps qui trépasse un jour une heure trop vite. De l’autre côté de la […]


Ça raconte Sarah 1

  Ça raconte la passion dévorante, la vie qui change par amour. Ça raconte les sorties d’école d’une professeure, le soleil qui bruisse entre les branches du désir. Ça raconte la chair et les soupirs.  Ça raconte la mer en Italie et les casseroles que l’on ressort de placards oubliés. Ça raconte l’emprise, et la mort aussi au détour d’un lit. Ça raconte la folie. Ça raconte Sarah. En tournant les pages de ce livre à la couverture blanche, vous vous sentez vite en terrain connu, entre ennui et question existentielle. Elle raconte sa vie. Puis la vie se noue dans les yeux de Sarah.  Et à nouveau, elle raconte […]