Archives du mois : mars 2017


Je ne connaissais que l’alchimie des pierres et des cordes 4

Je ne voulais pas parler d’amour. L’amour ce n’est pas du sexe, l’amour n’est pas une corde et encore moins un caillou. Je ne sais rien de l’amour, et ce n’est  pas une litote pour savant. Je ne connais que deux choses dans la vie : les pierres et les cordes. Les pierres me parlent. Eparpillées sur le sol, elles me disent où je dois les poser pour élever un mur sans mortier. Je ne les entends que dans le silence des oiseaux libres. Dans ma campagne, je monte des murs de pierres sèches, comme d’autres montent des sirènes aux seins lisses. C’est ainsi que les week-ends de pleine lune, je […]


Seins à fleur de coton 1

A moitié nue, dans une transparence jaune, je reprends terre, mes seins à fleur de coton. Les muses énergiques nous ont déjà saisis, jetés en l’air, écroulés sur le tapis de lune. A genoux, je contemplais mon âme devenir chose, les mains croisées telle une jument au manège. Il emmenait mon sexe quelque part, sans effraction. Puis, je me frottais, petite chatte, contre son genou puissant. Partie, je suis partie si vite entre ses mains. Son corps ne me lâchait pas d’un doigt. Son odeur m’enivrait. On pourrait croire que c’est du sexe. A moitié nue, je reviens de là-bas où le sol disparait, où le sang monte à la […]


La marinière de la pompière 2

La marinière de la pompière tourne les sangs la marnière de la pompière tourne boule Mes sens   Le cri de l’enfante battue du ventre glacé les cris de ses aïeux pour elle et les cieux et sa fille   Le cri de la pompière au lit contre le mur Tape les voisins La vie contre sa peau   Elle aspire, elle a dit elle aspire Tatoueuse Tatouage entre ses seins Invisible   Entre ses seins truffe fendue Croquante Entre seins choisis J’ai plongé le nez   Le camion rouge rutile Le sourire du chef  pour elle Nos rires La marinière sur moi   Respirez monsieur 1 2 3 4 […]


Je suis en colère contre toi mon frère 3

Je suis en colère contre toi mon frère. Pas d’être né de genre masculin, tu n’y peux rien. Pas d’avoir eu de faveurs de la part de nos parents, tu n’y peux rien. Ni d’avoir eu des études payées. Ni d’avoir eu la permission de faire tes expérimentations. Nos parents se sont affrontés à toi. Ils t’ont même coupé une partie de tes vivres quand tu faisais ta « grande école ». Et tu leur en veux pour cela. C’est ta colère. Je t’en veux de pas regarder ce qui dérange. Là où tu avais moins d’argent pour payer ton appartement, je devais vivre chez les parents. Quand tu hurlais parce que […]