Archives de l’année : 2016


Tempo 2

Les yeux posés sur tes doigts, je me souviens de tes mots, de tes gros mots sales, ta bouche à mon oreille, ta chair contre la mienne et l’odeur de musc entre nous. Ma passion, tu es ma passion éternelle, entière, présente, pas toujours pour toujours. Je regarde les boutons de ta chemise bleue. Je sais ta peau en-dessous, ma bouche encore s’y perd au creux de ton cou. Te souviens-tu de la deuxième heure de nous ? *** Illustration Rita Renoir Jeux d’écriture  cinq phrases pour parler d’amour avec lavoixdesamoureux. 


Échos

Des larmes sous paupières mouillent le tissus sans ourlet. J’ai mal du temps qui passe, mon bras irradie fort, je pleure. La beauté est là entre le sol et les poutres, entre mon cou et le gris des coussins. Le tissus est trempé. Ce n’est pas ce que dit la pellicule. J’ai mal, je te déteste, j’ai mal, écoute, écoute-moi. Je voudrai être la rue de ta vie, et je suis qu’une impasse tout au fond de ton sexe. Je n’entends pas tes mots à travers le hublot, je n’entends pas que tu t’en vas. Mes os le savent, je pleure. Dis-moi encore. Dis-moi toi, tes sourires. Dis-moi quand je […]


Zizi coin coin 12

– Un zizi coin coin, s’il vous plait. – Très bien, je vous apporte ça Jamais de ma vie, je n’aurais imaginé passer une commande aussi ridicule ni vivre ce que j’allais découvrir ce jour-là. Par contre, je dois bien avouer que, dès que j’ai vu sur la carte du bar, dans la rubrique boisson,  ces trois mots « zizi coin coin », je savais que je venais de rattraper au vol mon inspiration (ce truc magique m’échappe dès que je la cherche, comme un papier important perdu dans le rangement  trop minutieux de mon bureau). En effet, à mes heures perdues (c’est-à-dire quand je glande devant mon écran, vêtue d’un pyjama […]


Hommage à Jacques

Il disait le prénom d’une femme et j’ai répondu l’idée d’un rosier. Au dernier repas avant le coton qui enserre le sexe, noirs étaient nos liens. Pas comme tu le penses, comme la vie se danse. Tremble le torse, les dents sur le téton libre, tremble de plaisirs. A travers le hublot du train, j’ai dit au revoir au deuxième étage, tu me l’avais demandé. Pourquoi bander des yeux verts ? Pourquoi bander ? Je voudrais que tu sois le roi de ma colline aux heures où le soleil te caresse la terre brune. Je serais ta vestale, perchée dans les tensions de tes mains. Mes larmes ôteront l’apprêt de […]