Archives du mois : juillet 2016


Langueur d’été 4

Au soleil des soirs, mes seins réchauffent le coton blanc. Au jet du matin, mes seins se dressent sous la douche. Avec application, je passe le jet sur l’un et puis l’autre, puis sur les lèvres en bas. Trois fois rien, bien moins que ton sexe entre mes reins, bien plus que la langueur de l’été en cage douce. A la lumière douce, le sein s’échauffe, dernière tiédeur avant la nuit froide et glacée. A la lumière dorée, les grillons chantent l’éternelle après-midi qui déjà s’enfuit. Chaque minute mes fesses se décalent d’un cran pour suivre le déclin du soleil, bien plus lentes que sous les coups arides et doux […]


Masturbation nacrée 1

Mes seins contre ta peau chaude se lovent dans la sueur de ton désir. Il est temps de tendresse, infini tabou de notre monde. Pour de l’or, je vendrais mes pierres, pour de la tendresse, je donnerai mon sexe. Pour toi, je fumerais la vie par les deux bouts. Pour vous, j’avalerai les vipères et même un bordeaux. Ma peau est brulée de ta sueur. Elle pique. Mais mon cœur a tant besoin de seins collés, de bras enserrés et de sexe missionnaire aussi, les yeux en face de la bulle. Chaque goutte qui perle de ton front souligne la lumière des matins heureux et l’alchimie des nuits sans fin. […]


J’ai écrit sur ton sexe 1

Trois mots silencieux sont à quai de gare. Clac. Plus fort que clac, les sens sont vifs. Chaque bruit, chaque sensation sont devenus une intensité douloureuse comme le réveil après les nuits de chair et de dévotion. Trois mots silencieux sont à quai et le regard se détourne trop plein. Elle porte de jolies chaussures compensées, avec des brides d’or et de peaux écaillées. Elle me sourit, elle dit au revoir. Elles se tracent de signes sur le hublot allongé de la porte désormais fermée. Leur index se touchent à travers la vitre froide et déjà l’absence a repris ses droits. Elle n’a pas pleuré, elle n’est même pas triste. […]