Archives du mois : janvier 2016


Celle que vous croyez 4

J’ai fini « Celle que vous croyez » de Camille Laurens. Je n’ai rien compris, c’est normal. Ou je suis folle. Ou je suis celle que vous croyez. C’est par ce tweet que j’ai résumé mon sentiment à la fin de la lecture de ce chouette bouquin. D’ailleurs, toute cette histoire a commencé par un DM (NDRL: message privé entre deux utilisateurs de la plateforme de mircro blogging twitter. Il existe aussi des DM groupé, sur le même principe qu’une confcall, le son et l’image en moins. Une confcall, c’est… mais je m’égare dans cette parenthèse). Dans un DM, où nous causons littérature, (d’aucun pense que les DM servent à s’envoyer des […]


Viens sans savoir

Viens si tu acceptes de ne pas savoir l’après, de savoir que l’après n’est pas toujours. Viens si tu oses affronter le silence, le plaisir ou le vide, le regard intense ou le regard fuyant, si tu oses le tout et le rien,  les deux à la fois. Tu te perdras, tu seras perdu et je ne te prendrais pas la main, je te prendrais pas par la main. Tu seras perdu et ton salut sera dans ta perte. C’est ainsi. Je chercherai avec toi. Il se passera quelque chose ou rien. Parfois la vie est plus chaste que les fantasmes. Toujours même. Le plaisir est dans l’accueil de chaque […]


L’intime est sur l’étagère 3

Dans la bibliothèque, l’intégrale de Bukoswki est rouge et épaisse. Elle me parle de vous que je n’ai croisé qu’une fois. Nous avons pris le café ensemble, nous ne nous sommes jamais revu. Vous m’avez offert ce livre, vous l’avez posé sur la table et vous êtes parti. Grâce à vous, j’ai écrit une petite nouvelle publiée sur du papier épais. La seule à ce jour. Dans ma bibliothèque, Le Maître et la Marguerite soupire encore votre torse que j’ai aimé à la déraison. Longtemps. Puis un jour, je vous ais offert le dernier livre avant l’adieu et les baisers animaux. Vous lisiez plus que moi, encore. Vous lisez encore et […]


Sauter aux yeux

Vos yeux. Mes yeux. Vos yeux. Mes yeux encore. Je ne sais pas que vous portez des pulls beiges si classiques, ni même que vos chaussures sont belles. Juste belles et noires. Je ne sais pas encore que votre langue a le goût du tabac. Je ne sais rien que la main de cette femme qui me caresse les seins et tente de saisir mon regard. Ses lèvres contre les miennes se collent. Sa peau est une pierre trop lisse. Mes yeux. Vos yeux. A quel moment l’eau se change en feu ? Sur mon cou, vos lèvres courent la partition mordillante. J’oublie la femme aux seins de marbre, je […]