Archives du mois : avril 2014


Baisés enragés égalités 19

A votre vue, inconnu nu, ma chair ne fut qu’une furie sage et patiente, une violente pulsion raisonnable. Un infime effleurement de la pointe de ma chaussure à votre bras a suffit pour vous prendre dans mes filets. Une pression instinctive sur mes chevilles a suffit pour me prendre dans votre encre de seiche. Pas un mot. Vous êtes un corps  frémissant sous des coups de langue. Vous allumez en mon sein et à votre insu une exquise folie animale. Votre sexe en apostrophe inversée, votre sexe posé et calme.  Je vous regarde subir ce long préliminaire, nourriture avalée à même votre peau où s’insinue une douce rage. Vous bruissez […]


Je vous pose ici un lapin 17

Je.Euh.Je.Je suis troubléeJ’ai trouvé ce, ce ,ce lapin dans le jardinDes oreilles naïves à tomberJe ne sais pas où regarderNi queue déballer en premierNi par où commencerTout fait envieChocolat ou peau ?   Toutes ces boulesEuhTous ces œufs Quelle queue titiller ?Faire fondre le chocolat à ses yeux de braise pour mieux l’étaler ?GlupppsFaire tomber le panier en touchant le bout, là juste au bout ? Cette queue de lapin m’obsède obscène Tellement perdue que j’en ai oubliée le nom de l’illustrateur.Je. Joyeux LAPIN !!


Prénom 2

Je l’ose à peine Il n’a pas de sens, sans présence  pas de mots sans écrits non sens Votre prénom n’a pas de sonorité  pas encore Votre prénom est inconnu entre deux jambes assis Le votre est venu en signature il se fera cher Le votre est venu aux atours de ta voix chair instantanée Le votre est à venir au creux des reins à dessein  à bout de langue quand il sera temps J’y songe Le votre est venu par ton regard cher à toi Le votre est une flottaison ridicule sans bouée surnom animal fleur baby love Le votre est vide Pour un instant encore    


Cette note est trop longue, c’est une ronde 3

Denis Verlaine Je suis accrochée à cette coupe de champagne comme à la bordure de la patinoire quand je viens de chausser les patins. Au début de chaque cocktail, réunion, anniversaire, mariage, barbecue faussement informel entre collègues, je me sens perdue. Et, ici, je connais quatre éléments : cette sensation, mes lectures, le chauffeur-cendrillon du jour et le boss. Je ne connais même pas les bonnes du curé, c’est dire comme je suis hors de ma zone de confort. Le champagne, lui, est excellent. Ces livres jaunis. Lâcher la rampe et me lancer, tel est mon défi. Tout va bien : je maitrise mieux les talons que les patins à […]