Tout contre-basse 2

Elle m’enserre dans ses bras. Debout l’une contre l’autre, nous sommes un cocon qui bruisse de concert. Elle m’a calée tout contre son genou afin que je ne bascule pas. Le cou tendu, je suis à elle. Il fait tiède tout contre elle. Ses ongles courts finissent de longs doigts fins. Ma tête devient un hippocampe quand ses seins se posent contre mon dos. Entre ses bras, je vibre. Sa main gauche court sur ma gorge, sa droite pince ma poitrine. Soupirs à grave. Silence à mi.  Sa bouche fait la moue, ses yeux sentent chacune de mes notes. Je virevolte. Deux doigts gauche, quatre droit ou l’inverse, elle me […]


Love & Sex festival 4

Elle vous accueille par une porte étroite dont la grille est ouverte. Elle a surgit depuis le bas de la ville qui franchit le fleuve. Elle est une citadelle qui vous prend au cœur d’un coup de langue rouge. Ses lèvres s’ouvrent pour présenter trois salles rangées en tranche napolitaine*. Vous y croisez la fée des lieux en robe violette. Adossé à un mur, un clitoris vous fait de l’œil tout en souhaitant que vous vous abandonniez entre ses bras doux. De confortables fauteuils de velours n’attendent que vos fesses. Au bar, des vapeurs cochonnes et des petites vertus coulent dans des verres ronds.  Vos yeux s’égarent sur des courbes […]


Dixit

Sur la carte à jouer, un escalier rouge grimpe. Dès que je vous ai aperçu, monsieur, mon sexe s’est approfondi. Vous portiez un pull marron, un peu élimé, un pantalon de velours beige et des chaussures de marche. Sur un coin de table, vous déposez une polaire bleu marine, et mon sexe imagine le vôtre nu comme un ver, brillant à bout, rosée du matin à recueillir. Je ne voulais pas vous déranger avec mon œil si poli qu’il en est malhonnête, alors j’ai évité le vôtre, marron sous une châtaigneraie. Nous avons échangé deux mots au bar. La serveuse est si jolie que mes entrailles fondent son sourire mais […]


Tengo

Tape sans arrêt, cymbales sans cisaille, tape je suis sous tes marteaux, vibre sans fin. Elle bat la batteuse, la tête en symbiose avec les cadences. Métronome puissant, elle règle les hanches à la virgule près. Je ferme les yeux, le cou en balance. Je ferme les yeux dans ce salon où je frappe du pied, colère d’ici et du passé. Pourquoi se fourrer dans des galères consenties où le maître du jeu fouette les rameurs rebelles ? En haut en bas. Épaule, reins. Je ne sais où sa baquette va donner le rythme. Tout est dans le poignet. Je lutte contre la batteuse, je lutte contre les cadences. Mon pied […]