Le pouce vert

Il faisait chaud d’ennui et de canicule naissante. Assise à côté de moi, ma jolie cheffe en robe noire, aux orteils si rouge, aux chaussures noires, à la bretelle de soutien-gorge assorti aux ongles. « Parfaite, trop parfaite, ne sais pas jouir ». Mon cerveau produit parfois de grosses bêtises, surtout quand il s’ennuie ferme en réunion. Il faisait chaud, et même mon téléphone ne me procurait aucune distraction intéressante. Les vitres de la salle sont floutées , les rêveries ne peuvent pas s’ébattre dans la nature. Quelques chaises plus loin, un collègue prend la parole. Il est plutôt sympa, plutôt intelligent et très libre dans sa tête. Il bosse bien et […]


Rien du tout

Le vin tout contre ma gorge coule à flot. Je bois les paroles de désirs, les regards noirs des sourires naissant entre ses reins de soie. Sa peau est salée, je l’ai gouté au port. Sa peau est moirée, je l’ai dessiné au fourneau. Je l’ai cueilli sur la danse du temps où on était mince. Les yeux verts Mettez-vous en rang d’oignons, je vais m’occuper de vos pelures, vous éplucher le haricot, vous écosser les bourses. Tournez-vous, penchez-vous, vous serez ma cuisine du soir. Trois temps pour vos hanches, quatre pour mes pieds, à mes orteils faites révérence. Déhanchez-vous, je vous regarde depuis le banc de touche. Je suis […]


Fauve et noir 3

Féline en pot, immobile chasseuse sous l’arbre des tropiques, elle est miniature dans un appartement. Ses seins s’épanouissent lorsqu’elle enlève son débardeur noir. Quelque chose me chatouille la narine, obsédante sensation, délivrance impossible. Quand j’ai pu parler, la féline m’a gratté le nez de ses ongles. Oh l’intense plaisir ! Félin gris ramène sa proie, il est jaloux, dirait-on. Pauvre oiseaux capturé, pauvre ingénu, la féline lui défend d’attraper les innocents. Elle balaye les plumes, à demi-nue, tandis que mes pieds attendent au sol. Sous la ceinture bleue, je plonge, innocente capture. Il y avait cet homme dans le train qui a fini sa course dans la malle d’une voiture. […]


Salamandre 5

De peaux en peaux, la bouche s’éveille, mes seins bondissent de joie retrouvée. Point d’amour à l’horizon ! A l’aisselle perle l’ardeur et ses lèvres au goût d’intime se confondent avec les miennes. Sur mes orteils, sa bouche puissante. Souvenirs. Il mordille mes pieds. J’aime le sexe, tu sais et mes ongles sont bleus nuit. D’eau et de feu, la salamandre se repait avec gourmandise. Elle avale la chair lente et intense. Soudain au bout de mon pied, jaillit un feu inconnu. Et ce n’est pas une litote de poète. Je cherche, sans le trouver, le feu de bûches qui consume mon extrémité. Je n’ai jamais connu cette sensation alors […]