Timide ode

Escalier ou ascenseur, les deux ont leurs charmes érotiques. Escalier, ai-je dit. Il est beau, a-t-il répondu. Il est  dentelles blanches sous mes talons noirs. Je remonte le pan de ma longue robe ondulante, pour gravir l’inconnu. Explorons. Un long corps svelte, un regard droit et lucide, des yeux souriants et timides, que faire ? Tentures beiges, poutre châtaigne, lit blanc, fraises sur table, chemise foncée. Il fallait bien trois philosophies avant d’attaquer les mets précieux. Pourquoi de la veille au lendemain, l’effrontée se transforme en jeune première intimidé ? Personne ne sait comment le plomb se transforme en or précieux. Personne ne possède la formule pour transformer une robe […]


Le cri

Grosse et drue. Il est des rares heures où l’image m’obsède. Je cherche partout, une grosse tendue. Dans les méandres du net se logent de belles et biens. Ma langue vibre comme si elle en faisait déjà le tour. Ma bouche mouille sans raison. Et je cherche aux détours des pages, un cul tendu juste pour regarder. Obsession. Foin de raison, la taille m’obnubile. Nubile ou vieux qu’importe pourvu qu’elle soit grosse. Là, l’ombre de l’envie sur ton ventre. Je la contemple. Oh ne vous en faîtes pas, nul besoin de me fournir, c’est le jeu, la quête, la descente virtuelle qui est mon moteur. Sale. Poisseuse investigation. Et ce […]


Suzanne

Derrière le mur, sous les arbres, je prenais mon bain, nue sous la bise. Je posais mes pieds dans l’eau fraiche, c’est mon oasis en mon sein. Il faisait beau. La vie était simple. Chaque goutte d’eau était autant de liberté. Un sourire était sur mes yeux. J’étais au monde sans rien lui demander. J’étais nature sans vigne vierge, rouge d’automne, ondulée des âges. L’air sur ma bouche se faisait instinct. Je communiais avec l’atmosphère. Éternel présent. Là derrière, les hommes regardaient. Ils auraient pu contempler le trou de la serrure. Ils auraient pus être au présent sans voile. Ils auraient pu respirer l’air et la chair et la chance. […]


Heures nocturnes 1

Il faudra, dit-il, qu’un jour nous puissions trouver ce temps pour nous, ces heures nocturnes que nous épuiserons jusqu’à la dernière seconde. Une nuit, il sera temps. De longues heures nues, enlacées entre des draps blancs, douces, seins contre torse, le monde sera à nous. Si nous en avons le courage, nous sourirons silencieux face au destin joyeux. Il est des routes rousses où le sexe est simple comme un oreiller blanc. Il sera une nuit où les chattes ne sont pas grises. Que savez-nous de nos corps, de leur langage ? Sauront-il se parler ? Je ne suis pas belle au sens plastique de compétition. J’ai le ventre qui […]