Trois temps de la valse 2

C’est une danse en trio. Des pieds graciles sans chaussure glissent les rythmes sur le parquet. Pointe tout contre les peurs. Elle se cambre sous la pluie, goutte drue sur son dos. Chacun de ses seins encaissent la vie avec grâce. Ils se dressent face au ciel. Pieds contre-danse. L’un après l’autre, noir sur peau. Beige en percussion. Deux hommes et une femme. Son ventre frappe les cuirs. La grêle s’abat sur son dos. Pointe de pied. Pied le long du mollet. Stop and go. Elle tourne désir. Impulsion. Ouragan sur les côtes. Elle se heurte. Elle tourne le dos, le ventre tendu. Poings liés, pieds libres. Sa vie claque […]


Si occitant 4

Bien sûr que tu me manques, ta peau me manque, ton rire me manque, tes mains dans mes cheveux me manquent, tes lèvres sur les miennes sont absentes. Mais je n’ai pas mal. Bien sûr que la nuit me ramène ta tête écrasée contre le carrelage de la douche blanche, tandis que tes ongles noirs s’abandonnent. Bien sûr que mon sexe s’émeut encore de mon doigt dans tes entrailles, de tes râles et de mes reins qui s’agitent. Et mon cerveau bandait pour toi, de ce sexe érigé que je n’ai point. Je te possédais. Bien sûr que les draps murmurent au monde que tu découvris la cuillère tout contre […]


Un doigt 4

Encore une fois, invite-moi à passer le doigt au-delà de ta frontière. Entre tes jambes écartées, je m’installerai comme on s’allonge dans un transat sur la plage. Je te donnerai le temps qu’il faut pour contempler les nuages. Le long de ta cuisse, je dessinerai un mandala éphémère qu’effaceront les premières vagues de midi. J’aimerais ta peau claire dans cet instant que tu confies à mon index. Il tournera autour du pot, lentement, juste pour agacer le cercle de tes envies. Tu palpites. Peu à peu, mes seins descendront sur le matelas. J’embrasserai tes cuisses, j’embrasserai tes arrondis aux parfums de premières pluies. Tu espéreras. Le temps glissera sur les […]


D’aigre à doux

A force d’être entre deux chaises, mon cul s’élargit. Il faut tenir la chèvre et la bite, le choux et la chatte et y plonger les doigts profonds. Il s’agrandit à en pleurer les soirs de revenants. Au sommet de la mer, je pensais à tous les culs visités et aux vierges en pleurs. Combien de stations s’égrèneneront  sur mon chemin de croix ? Au sommet du monde bleu, la douceur virevolte dans l’air salé. Pourquoi les gabians me ramènent des coquelicots fanés ? Nos chaussures posées sur le mur de pierre, nous rendent invincibles au temps qui trépasse un jour une heure trop vite. De l’autre côté de la […]